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vendredi 29 mai 2009

Loches insolite - la suite

En enfilade


Dans le dédale


En cascade



Pour faire une pause



Les voitures lochoises... à méditer... pour la planète



A travers les feuillages



Une inondation à sec ???
un concept inédit du lochois


Une note de couleur pour la fin

mercredi 13 mai 2009

Quand on boulaye ...

J'ai la chance d'avoir des amies qui ne se posent pas des tonnes de questions existentielles.
Si par exemple, elles ont décidé d'aller pique-niquer un samedi soir, elles s'organisent pour aller pique-niquer un samedi soir. Mon cerveau étriqué par des années de pique-niques familiaux dominicaux s'est d'abord dit qu'il fallait être complètement barré pour prévoir un truc comme ça au dernier moment. Et puis l'idée a germé petit à petit, aidée en cela par leur force de conviction alliée à leur persuasion.
Pourquoi pas après tout ?

Il y en a une qui a trouvé le bon plan : à même le pavé, et du coup, plus près de la nourriture ...

Préparer une salade composée à 21 heures, pour décoller une heure plus tard en direction du château de Loches, by night donc. Etape la plus compliquée pour moi : monter à l'arrière d'une Saxo !
Avec mes quatre jambes, nous avons grimpouillé les pentes un peu raides qui mènent au-dit château pour nous rendre compte que sans éclairage ça craignait un peu tout de même, encore plus pour moi, qui en cas d'attaque devrait faire face à l'agresseur : hors de question de prendre l'option de la fuite rapide !! Visite de plusieurs endroits... pour atterrir sur un banc de pierre en face de la collégiale Saint-Ours, magnifiquement éclairée et encore ouverte ...
"Y'a pas d'heure pour le seigneur " (moi)


Visiblement nous n'étions pas les seules à avoir envie de prolonger cette belle journée de mai : entre les promeneurs nocturnes de chiens, les voitures qui viennent se planter parce que c'est en sens unique, les photographes amateurs venus essayer leur méga focus de nuit et les gens bourrés qui cherchent désespérément quelque chose (mais quoi ???) nous avons presque été dérangées !!!!

C'était sans compter la présence d'animaux suspects, gluants, rampants et sans coquille ...


Bilan : une excellente soirée grâce à une excellente idée ---- un grand MERCI.

mercredi 22 avril 2009

Françoise et Louis

Plantons tout d'abord le décor :
  • quand ? lundi 20 avril au matin (entre 10 h et 11 h 45
  • où ? à l'hôpital de Loches
  • qui ? que moi pardi !!!
  • quoi ? une radio de mon super genou
Ceci étant dit et fait relatons brièvement les faits :
(aussi brièvement que faire se peut)
  • objectif de ce début de matinée : faire faire une radio pré-op' de mon genou (le gauche pour ceux qui ont suivi)
  • arrivée à l'accueil ... c'est où la radiologie ?
  • merci de bien vouloir passer par la case des admissions ; où l'on se rend compte que t'es bien gentille mais ça ne sert pas à grand chose puisque tu es déjà venue et que donc tu es déjà enregistrée (déchirure du mollet -encore du côté gauche, il y a à peine 6 mois...)
  • je patiente avec les autres patients, patiemment... et me mets à lire une brochure sur le tabagisme, d'un oeil plus ou moins attentif car j'adore observer les autres dans ces lieux où l'on peut rencontrer toute la souffrance du monde...
  • en bruit de fond, on peut distinguer les râles d'une personne âgée, si ce n'est plusieurs ; je n'aimerais pas vieillir et finir de cette façon...
  • à mes côtés, une dame à l'allure sèche, en "pyjama" (en fait c'est peut-être un ensemble Christian Dior mais du velours marron clair... bonjour l'horreur ! ) et aux lunettes fumées, aux contours carrés ---- une ancienne égérie peut-être ??? Son mari est assez désagréable , je le sens, il lui faut absolument le carnet de numéros de sa femme. Elle part faire sa radio des poumons. Il sort son portable, l'allume... une chouette musique (désagréable elle aussi) s'enclenche à l'allumage... génial !
  • de l'autre côté, un couple assez "bonnasse"... mais la dame a une de ces toux... j'ai peur que le fond de ses poumons n'atterisse sur mes genoux à chaque quinte...
  • en face, un jeune homme, allure sportive, pantacourt Panzari (tiens tiens un volleyeur ???) en tout cas sa tête ne m'est pas inconnue et visiblement c'est réciproque vu comment il me mate !
  • à ses côtés deux femmes qui attendent discrètement
N'ayant pas emmené mon portable, je ne saurais dire à quelle heure je suis partie pour faire une photo de mon membre endommagé. Après avoir joué les contorsionnistes avec mes pov' genoux pour la prospérité je regagne la salle d'attente, jusqu'à ce qu'on me rende mes clichés.

La vieille égérie revient, son mari sur les talons, scandalisés tous les deux qu'on ait oublié la dame, pensant qu'elle était déjà passée... Là commence le grand déballage de leur vie privée à tous les deux... Louis tu as eu Vincent ? Non, il est en conférence. Comme si il était un grand chef d'entreprise ! Tu vois c'est ça Louis que je ne supportais plus. (là je n'ai pas suivi ce qu'elle ne suppportait plus...) Bon et qu'est-ce qu'ils fichent ?? Il ne leur faut quand même pas une heure pour lire la radio ?? Nicolas vient sur le chantier cet après midi... Eh bien ce sera sans moi, je dois aller voir mon docteur et ce sont les consultations libres alors je ne suis pas prête de rentrer... Mais pourquoi t'as pas demandé pour combien de temps ils en auraient ?? Louis tu as eu Vincent ? (oui oui, c'est un bis !!! ) Non non il était en conférence !
Rires des deux
Allez viens Françoise, on va payer et on s'en va... c'est quand même pas compliqué de demander si il y en a pour longtemps...

Ouf , ils partent... oh non je vais devoir attendre derrière eux pour aller régler ma part de mutuelle ( 9 euros et 23 cents très exactement !!! ) Forcément, eux n'ont pas de mutuelle, eux z'ont pas besoin d'en avoir, eux, z'ont les moyens de payer le superflu d'une radio... bande de vieux cons ...

L'hôpital de Loches a survécu à Louis et à Françoise qui est repartie sans ses clichés ... mais que va dire son toubib ???

En attendant, je vous laisse avec mes articulations et une phrase qui va - j'imagine - vous plonger dans la plus profonde perplexité
"Sur les clichés de défilé fémoro-patellaire on trouve un aspect discrètement hypoplasique des condyles fémoraux internes"


Est-ce que ça valait vraiment le coup d'attendre plus d'une heure et demie pour m'entendre dire ça sur mon genou ????


P.S. : désolée pour la qualité de la radio qui passe pas bien dans mon scanner (;p)
P.S. 2 : j'ai retrouvé l'une des deux femmes discrètes hier... à La Banque Postale : elle remplaçait ma guichetière habituelle !!!

dimanche 15 février 2009

Un samedi soir au théâtre ...

Pas moi qui en ai eu l'idée - "il faut rendre à César ce qui appartient à César" (malgré tout je ne nomme personne... j'veux pas de représailles )

Au menu : " Le Gora...et autre bêtes " une pièce en un acte de Georges Courteline.

Ayant habité près d'un an dans une rue du vieux Tours portant son nom, je me suis décidée à aller me renseigner sur lui et voir de plus près à quoi ressemblait son oeuvre.

Je ne vais pas tout raconter non plus parce que le théâtre est un art vivant et qu'il faut y avoir assisté pour pouvoir en débattre mais les acteurs étaient fort courageux et méritants. Imaginez un peu : à quatre comédiens contre quoi... ?? une trentaine de lochois assis dans la salle bien en face d'eux !!! Il faut vraiment avoir la passion pour jouer devant autant de monde (humour quand tu nous tiens). Ceci dit ça aurait pu être pire question fréquentation vu que nous étions quand même le soir de la St Valentin... Bémols malgré tout : deux femmes, deux hommes - mais l'une d'entre elle n'avait pas un texte énorme - p'tet' un enrouage de gorge ? - et le plus "jeune" des deux avait un petit souci avec son texte parfois... mais ce n'est pas moi qui pourrait les blâmer ou leur faire des reproches.


J'ai passé une bonne soirée... courte... une petite heure mais je ne l'ai pas senti passée. Même pendant les petits arrangements de décor entre deux scènes on ne s'ennuyait pas tant les comédiens étaient expressifs dans leur jeu muet. Je m'amusai alors à deviner ce qui allait bien pouvoir arriver dans la prochaine scène : c'est l'avantage de ne pas connaître une oeuvre, on vient sans à priori et on a tout à découvrir.
Pour finir je vous laisse savourer un court extrait pour donner envie peut-être d'aller voir cette pièce si un jour elle est jouée pas loin de chez vous.

BOBÉCHOTTE : Trognon, je vais bien t’épater. Oui, je vais t’en boucher une surface. Sais-tu qui est-ce qui m’a fait un cadeau ? La concierge.

GUSTAVE : Peste ! tu as de belles relations ! Tu ne m’avais Jamais dit Ça !

BOBÉCHOTTE : Ne me taquine pas la concierge, Trognon ; c’est une femme tout ce qu’il y a de bath ; à preuve qu’elle m’a donné.., devine quoi ? ............... un gora !

GUSTAVE : La concierge t’a donné un gora ?

BOBÉCHOTTE : Oui, mon vieux.

GUSTAVE : Et qu’est-ce que c’est que Ça, un gora ?

BOBÉCHOTTE : Tu ne sais pas ce que c’est qu’un gora ?

GUSTAVE : Ma foi, non.

BOBÉCHOTTE, égayée : Mon pauvre Trognon, je te savais un peu poire, mais à ce point-là, je n’aurais pas cru. Alors, non, tu ne sais pas qu’un gora, c’est un chat !

GUSTAVE : Ah !... Un angora, tu veux dire.

BOBÉCHOTTE : Comment ?

GUSTAVE : Tu dis : un gora.

BOBÉCHOTTE : Naturellement je dis : un gora.

GUSTAVE : Eh bien ! On ne dit pas : un gora.

BOBÉCHOTTE : On ne dit pas : un gora ?

GUSTAVE : Non.

BOBÉCHOTTE : Qu’est-ce qu’on dit aÌors ?

GUSTAVE : On dit : un angora

BOBÉCHOTTE : Depuis quand ?

GUSTAVE : Depuis toujours

BOBÉCHOTTE : Tu crois ?

GUSTAVE : J’en suis même certain.

BOBÉCHOTTE : J’avoue que tu m’étonnes un peu. La concierge dit : un gora, et si elle dit : un gora, c’est qu’on doit dire : un gora. Tu n’a pas besoin de rigoler, je la connais mieux que toi, peut-être, et c’est encore pas toi, avec tes airs malins, qui lui feras le poil pour l’instruction. (...)


Vous pouvez retrouver l'intégralité de cette saynète en cliquant ici




dimanche 18 janvier 2009

Premier match gagné...





Après des mois d'entraînements intenses, après des litres de sueurs abandonnées sur nos vêtements de sportives, après des kilomètres de pansements utilisés et des tubes de crèmes liquidés pour masser des muscles endoloris, des plongeons pour des attaques ratées, des séances d'abdos et de pompes...
Eh bien après et/ ou malgré tout ça, nous avons enfin remporté notre premier match de volley contre l'équipe de Montlouis. Arrivées avec leurs maillot de basketteuses sans manches, comme d'habitude nous avions l'air ridicules à côté d'elles. Elles avaient leur coach... pas nous ! Tiens ça ne change pas .... pourtant il nous avait dit qu'il viendrait... ah quel comique ce Xavier quand même !!! Bref toujours est-il qu'entre mercredi et hier soir nous avions donc perdu deux personnes : un Xavier et une Caroline. Il nous restait malgré tout
- une gauchère - une jeune Tiphaine qui a fait un match du feu de dieu,
- une Maud qui n'a pas réussi à lâcher véritablement ses services comme elle a l'habitude de nous le faire à l'entraînement (merci pour nous et pour les adversaires !)
- une Fanny, qui pousse toujours des petits cris quand elle attaque et qui a fini la soirée on ne sait trop comment mais vu sa pâleur il était temps que le match se finisse (je pronostique une gastro... navrée pour toi Fanny)
- une Aurélie, qui a manqué s'énerver après notre capitaine (oh oh, ça change !!!! ) mais qui s'est bien fait plaisir en attaque (merci moi)
- une Claire qui n'a pas fait beaucoup d'étincelles si ce n'est dans sa régularité et dans son positionnement , elle a récupéré beaucoup de balle en poste arrière
- une capitaine - Brigitte qui contrairement à d'habitude ne l'a pas trop ouvert pour nous parler en plein match parce qu'il y avait toujours l'une d'entre nous qui s'occupait de la table de marque et qui y allait de son commentaire éclairé à sa place. Brigitte qui n'a pas pris les rares balles qui étaient trop proches du filet... (là encore je dirais que ça change.... :) )
et pis moi... je ne saurai trop décrire mon action si ce n'est que les filles m'ont engueulé parce que je faisais des passes arrière (c'est fou ça, on fait son boulot pour surprendre l'adversaire et au bout du compte je surprends mes partenaires) " De la simplicité Céline... Cherches pas à faire compliqué... " qu'elles m'ont dit !!!! Je vais leur céder ma place un de ces jours et on verra bien , non mais ... ! ;p
En quatre sets l'histoire était finie. Pour une fois l'équipe d'en face a démarré plus lentement que nous, mais nous étions concentrées. A la fin du premier set on aurait presque sabré le champagne : essayez de comprendre, c'était notre premier set remporté depuis novembre !!!
Le troisième set fut plus compliqué, l'équipe d'en face nous posant des problèmes avec leurs services courts et puis le filet s'y est mis, décidant de nous casser les pieds mais je dois m'attribuer le point de la défaite avec une tentative de service court (qui l'était trop !!!)
On a démarré le quatrième set remontées à bloc, Fanny commençant à se sentir mal elle s'est occupée de la table de marque. Et puis on s'est appliquées à ne pas perdre de temps, et à ne pas gâcher des balles, en construisant tout simplement. Bref, c'est une victoire de la régularité, même si parfois on s'est emballées pour suivre le jeu déjanté de nos adversaires, sauf que le ping-pong n'est pas le volley et que perdre des points sur un coup de bol c'est trop rageant à la fin.
Finalement on a terminé vers 22 h15, et nous n'avons quitté le gymnase qu'une bonne heure après. Les filles étaient sympas, on a même mangé des crêpes (Maud avait renoncé à ses cookies-béton-armé de la dernière fois)



Un grand merci à nos deux supporters d'un soir, dont un reporter en herbe à qui je dois (nous devons) les photos de cet article. Une bonne soirée au final, parce que certes, le principal est de jouer et de s'amuser mais gagner une fois de temps en temps ça remonte le moral des troupes, y'a pas à dire ;)